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Interview Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal.

Une seule chose m´a toujours gênée: que mon père garde une note où je chante faux. Il y trouvait un charme ...


Les Inrockuptibles: Avez-vous reçu, l´un et l´autre, une éducation musicale poussée?
Charlotte Gainsbourg: On m´a aiguillée un petit peu, mais ça s´est surtout fait à travers ce que j´entendais autour de moi, à la maison. On ne m´a jamais forcé la main. Pour tout dire, petite, j´avais des goûts de chiottes! Comme tout le monde, quoi...
Yvan Attal: En fait, mes parents n´étaient pas du tout musiciens. Ils ont quand même voulu que je joue du piano, malheureusement ça n´a pas duré très longtemps. Mais j´ai eu la chance d´aller en vacances avec des amis qui avaient une grande fille de 12 ou 13 ans, quand moi j´en avais 5 ou 6. Elle écoutait les Beatles sans arrêt. Je me souviens particulièrement de "Good Bye Hello: I say yes, you say no..." (il chantonne). C´était un peu concon, mais ça m´avait tapé la tête et j´avais supplié mes parents de m´acheter l´album bleu. Donc, à 5-6 ans, j´ai écouté passionnément ce disque et tout est parti de là. Aujourd´hui, quand je repense à une fille, ça me rappelle une chanson des Beatles. Et ils en ont fait un paquet... J´étais un sacré tombeur! (rires)...

Les Inrockuptibles: Avez-vous envisagé une carrière musicale?
C.G: Ce que j´ai enregistré avec mon père, je ne l´ai jamais considéré comme le début d´une carrière, comme un métier possible. Mais ça m´a tentée à une époque, et ça me tente encore. Pour autant, je ne me sens pas véritablement une vocation de chanteuse. J´ai conscience de ne pas avoir une grande voix, et puis ça me complexerait de n´être qu´une interprète. Ou alors, il faudrait que je trouve l´auteur-compositeur idéal, je me vois mal éparpiller les collaborations. J´attends une rencontre.


Les Inrockuptibles: Après ton père, c´est difficile de trouver cette personne?

C.G: Oui, bien sûr. Je n´aime que ses paroles à lui. Enfin, dans mes rêves les plus fous, je me verrais bien chanter avec Radiohead. Mais il faudrait que ça puisse leur plaire.
Y.A: Je t´imaginerais bien faire un truc genre Mazzy Star.
C.G: Je garde une grande nostalgie des séances d´enregistrements avec mon père, des moments magiques, incroyables.
Avec moi, il n´avait pas la même exigence qu´il pouvait avoir avec ma mère. Pour "Lemon Incest", j´étais sur le tournage de "Paroles et musique" au Canada, il m´a fait venir exprès à New York. Je passais mon temps dans la piscine du studio. J´étais sur mon nuage. Les critiques sur ma voix, le scandale autour de la chanson, ça ne m´a absolument pas touchée. Une seule chose m´a toujours gênée: que mon père garde une note où je chante faux. Il y trouvait un charme.

Les Inrockuptibles: Et toi, Yvan?
Y.A: Moi, faire de la musique, c´est mon rêve absolu. Mais je ne suis pas doué du tout. Franchement, j´aurais largement préféré faire de la musique que du cinéma. J´ai bien formé un groupe, mais on ne savait pas jouer! C´était avec mes voisins de la cité, à Créteil, j´avais même pas 14 ans. Parce qu´à 14 ans, j´étais avec une certaine Barbara, et je n´étais plus dans le groupe (rires)... J´ai même été rocker, j´avais la banane! Je descendais de chez moi, je me faisais la banane, et je l´enlevais quand je rentrais. Gamin, j´etais la mascotte d´un gang de rockers du quartier, genre perfecto et chaînes. J´ai aussi été punk à 12 ans, mais punk ridicule. Je mettais une cravate percée d´une épingle à nourrice, et ma mère était toute contente que je mette une cravate! (rires)... Les différents courants m´influençaient totalement. Aujourd´hui encore, la musique est essentielle dans ma vie et je n´ai pas abanndonné l´idée d´en faire sérieusement. A la maison, j´ai un piano, des guitares... que je ne sors pas souvent de leur étui. Je me dis qu´après tout, il y a des gens qui ont commencé la musique très tard. Mais bon, acteur, ça demande moins de travail. Ou, en tout cas, moins de rigueur et de technique.

Les Inrockuptibles: Comment s´est fait le choix de Mehldau pour la musique de "Ma femme est une actrice"?
Y.A: C´est Charlotte qui me l´a suggéré. En fait, j´écoutais beaucoup ses disques avant le tournage, je les ai fait écouter à quelques techniciens pendant, et j´ai entré des extraits dans l´ordinateur lors du montage, pour trouver une direction musicale. Mais, étrangement, je n´ai eu à aucun moment l´idée de lui proposer une collaboration. Finalement, Charlotte et la monteuse, qui par la force des choses entendaient sans arrêt ces morceaux, ont trouvé évident de faire appel à lui.
C.G: Il y avait tout de même une petite réticence, du fait que le film est une comédie. On ne savait pas si son style, plutôt sensible, plutôt subtil, allait coller.
Y.A: Oui, et puis Woody Allen s´est déjà approprié le mariage comédie-jazz. J´avais peur d´obtenir un résultat qui soit trop "à la manière de". Sinon, j´aurais pu choisir de la musique cubaine, mais c´était un peu rebattu. Après avoir tergivisé, je me suis dit "Autant aller vers ce que tu aimes", et je crois que j´ai eu raison. J´espère d´ailleurs retravailler avec Brad Mehldau sur mon prochain film, qui devrait avoir pour cadre le milieu du jazz parisien.


Les Inrockuptibles: Comment s´est passé la collaboration avec Brad Mehldau?
Y.A: Je lui ai envoyé le film. Il m´a rappelé en disant qu´il trouvait ça très drôle et que ça le branchait de faire de la comédie, parce que lui, il est à des lieues de ça dans l´imaginaire des gens. On s´est rencontrés à New York, et je l´ai suivi sur sa tournée solo, dans des clubs. Des moments inoubliables. J´étais presque plus heureux que quand j´ai tourné le film. Dans la voiture, on n´écoutait pas de jazz mais du rock, Radiohead... On a parlé du film, des endroits où chacun voulait mettre de la musique. J´ai assisté au début de l´enregistrement puis je suis rentré. Au bout d´un certain temps, j´étais un peu inquiet de ne rien voir venir. Comme il enregistrait en même temps un album et collaborait avec un autre musicien, je pensais qu´il ne foutait rien sur le film! Charlotte me rassurait: "T´inquiète pas, mon père composait souvent des morceaux au dernier moment." Moi, ça me semblait impossible de bosser comme ça. Et puis en réfléchissant, je me suis aperçu que j´avais fonctionné comme ça sur le tournage, des scènes sont arrivées au dernier moment.


Les Inrockuptibles: Beaucoup de choses dans le film proviennent d´accidents?
Y.A: Absolument. Par exemple, on a utilisé un son de basse sur un plan d´échographie, au lieu des batttements de cœurs du bébé: je n´en aurais jamais eu l´idée si le bassiste n´avait pas , par hasard, accordé son instrument juste au moment où passait ce plan. Il faut être constamment en éveil.


Les Inrockuptibles: Dans une scéne du film, tu tiens à la main la BO d´"Ascenseur pour l´echafaud". Brad Mehldau a-t-il, comme Miles Davis l´avait fait improvisé directement sur les images du film?
Y.A: Oui, beaucoup. Cette scène, c´est un petit clin d´œil. (S´adressant à Charlotte) En y repensant, je regrette de ne pas avoir choisi un disque de ton père à la place. Gainsbourg, c´est quand même le plus grand musicien qu´on ait eu en France. Mais mettre sa musique dans le film, ça aurait éliminé l´ambiguité sur l´identité du personnage : est-ce que c´est Charlotte Gainsbourg ou une autre actrice qui s´appelle Charlotte?


Les Inrockuptibles: Dans le film, on entend à la fois le "score" de Mehldau et divers morceaux de pop-rock. Pourquoi ce mélange?
Y.A: En fait, j´aurais préféré un "score" totalement original, sauf peut-être pour le générique de début et, bien sûr la scène de la boîte de nuit (où passe un morceau de "Day One"). S´il y a les deux , c´est parce que je n´ai pas trouvé de musicien en amont. J´ai commencé à monter en essayant sur les images des morceaux qui me plaisaient: Caetano Veloso, les flamin´Groovies....
C.G: Lili Boniche, aussi.
Y.A: Oui, je voulais une musique orientale pour évoquer une famille juive, je trouvais l´effet marrant. Broadcast, j´aimais bien le morceau... En fait, une fois qu´on a trouvé une musique qui colle aux images, on a dû mal à s´en défaire. Par exemple, j´avais pris des inédits de Brat Mehldau sur Napster et j´avais fait des essais avec. Quand j´ai eu ses morceaux composés exprès pour le film, ça été difficile d´enlever les premiers parce que je m´y étais habitué. On a donc travaillé d´une manière très différente de celle des grands studios américains: un type comme Danny Elfman est là au démarrage du projet, il suit le tournage, ses thèmes musicaux peuvent même influer sur les choix du réalisateur... Il y a une vraie cohérence. Moi, j´ai dû la trouver a posteriori, et sur une comédie romantique, en plus: un genre difficile à illustrer musicalement, car ça peut vite tourner au mièvre.


Les Inrockuptibles:As-tu pu mettre dans le film toutes les chansons que tu voulais ?
Y.A: Non, pour des questions de budget. Par exemple, j´avais pensé utiliser un titre de McCartney, et Brad Mehldau m´a proposé d´enregistrer une reprise. Ce qui était une bonne idée, car les droits de l´original coûtaient une fortune! Idem pour les Stones: au départ, j´avais choisi "She´s a Rainbow" pour le générique, à la place d´Ella Fitzgerald. C´était même dans le scénario. A quelques jours du mixage, on a dû renoncer: trop cher. Même avec Berri comme producteur, c´était pas possible.


Les Inrockuptibles: Ils demandaient combien?
Y.A: Un million de dollars pour 45 secondes de musique. Environ 7 millions de francs pour un film de 25 ou 30 millions! Mon budget musical, en tirant bien, c´était un million de francs, pour les droits des morceaux, les frais d´enregistrements de Brad Mehldau et de ses musiciens, leurs cachets... Avec ça, on ne fait pas grand-chose. Je viens de doubler Tom Cruise dans "Vanilla sky" de Cameron Crowe. Sur la BO, il y a tous les grands, Dylan et compagnie. Et quand tu vois la musique qu´il y a dans les films de Scorsese, tu imagines combien ça peut coûter...


Les Inrockuptibles: Les Clash ont été moins cupides pour le gimmick de "London Calling"?
Y.A: Je crois qu´on a eu les droits d´édition gratos. Il se trouve que Keith Allen, qui joue le réalisateur anglais dans le film, est un très bon copain de Joe Stummer. Il l´a appelé et en dix minutes, c´était plié.


Les Inrockuptibles: Dans une scène de ton film, on te voit devant une imposante discothèque. Est-ce la tienne?
Y.A: Pas du tout. Les scènes d´appartement n´ont pas été tournées chez nous, et le nôtre ne ressemble absolument pas à celui du film. A part les disques. Presque tout mon blé passe dans la musique, et c´est vrai qu´on a une tonne de disques. D´ailleurs, on va aller en acheter tout à l´heure.


Les Inrockuptibles: Justement une autre scène se passe dans un magasin de disques...
Y.A: Oui, c´est Tower Records à Londres. Mais il ne faut pas y chercher une signification particulière. Dans le film, on va dans les endroits qu´on fréquente dans la vie: cafés, restaurants, magasins de disques parisiens et londoniens. Et dans le film, comme dans la vie, je me fais refouler à l´entrée des boîtes! (rires)...


Les Inrockuptibles: Penses-tu faire partie d´une génération de réalisateurs et d´acteurs fortement influencés par le rock?
Y.A: Peut-être, mais ça ne se retrouve pas forcément dans les films. Eric Rochant, chez qui j´ai joué trois fois, adore le rock mais n´en utilise pas. Parfois, ça risque de tirer le film dans une direction qui n´est pas celle que veut le réalisateur. En revanche, chez Michael Winterbottom, c´est une passion évidente. Sur le tournage de "With or without you", on n´arrêtait pas de se faire écouter des trucs. Dans le film, il y a quand même une scène avec "Love Will Tear Us Apart"... Son prochain film devrait d´ailleurs tourner autour de petits groupes anglais. C´est marrant, en fait, parce que moi-même j´ai dit récemment à Charlotte: "Pour le prochain, j´ai envie de faire un film rock." Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais je me comprends.


Les Inrockuptibles: Au blind-test d´Ardisson, tu as été le seul à reconnaître le "Turn Turn Turn" des Byrds.
Y.A: C´était facile. Il n´y avait que des artistes et groupes aux noms d´animaux: Animals, Cat Stevens, Beatles... Avant même qu´ils lancent les extraits, je les avais déjà tous dans la tête! (rires)... Je n´avais plus qu´à attendre les morceaux. Bien sûr, ce sont des gens que j´ai beaucoup écoutés, tout comme Ray Charles qui était également invité à l´émission. Quand tu commences avec les Beatles, tout le reste s´enchaîne. Et pourtant ce n´était pas vraiment ma génération. Bon, aujourd´hui, un jeune qui commence à écouter de la musique, c´est sans doute du rap plutôt que les Beatles ou les Stones.
C.G: J´ai moins de culture musicale que Yvan. Ses connaissances en musique m´impressionne vraiment. Moi, ça reste Bob Dylan, Pink Floyd... Tiens, des Pink Floyd, il faut qu´on en rachète. (Elle sort un petit carnet et note.) On n´a qu´un album à la maison.
Y.A: J´en ai en vinyles, mais ils sont encore chez mes parents!
C.G: Sinon, j´aime bien le classique. Yvan moins.

Les Inrockuptibles: Et les Français ?
Y.A: Il y a des gens qu´on aime bien comme les Rita Mitsouko, mais on n´en écoute pas tellement. Parmis les Français, je n´en vois pas qui aient la stature et l´œuvre d´un Dylan.
C.G: Ou alors c´est des trucs plus variétés, nostalgiques, comme Dutronc... Mon père ramenait à la maison des 45 t promo, sans pochette, que lui filait la maison de disques. Surtout de la variété française. Après, je crois que ma sœur a acheté la musique de "Grease". Je me souviens aussi d´un chanteur que j´adorais. Avec ma sœur, on n´arrêtait pas de le mettre dans le mange-disques. (Elle cherche.) Duran Duran? Ah non, Ian Dury. J´étais super contente d´avoir retrouvé son disque l´autre jour. il y avait aussi un groupe qui avait fait un tube... Là non plus, je ne retrouve pas le nom. (Elle décrit la pochette, puis chantonne la mélodie: "Video Killed the Radio Star" des Buggles)
Y.A: Sinon, j´aime beaucoup Air ou St Germain, mais là on n´est plus vraiment dans la variété.
C.G: Ce qui manque souvent aux français, c´est un vrai univers, qui se batît de disque en disque...
Y.A: ... et qu´on retrouvait chez ton père. Gainsbourg, c´est comme Dylan, on peut tout acheter de lui et on ne se lasse jamais d´écouter. Il y a toujours évolué, il a même fait du rap avant tout le monde. "Melody Nelson", par exemple, à quelques arrangements près, c´est du trip-hop. En fait, la seule galère de vivre avec Charlotte, c´est que je ne peux plus écouter Gainsbourg. C´est le seul sacrifice. Donc, dès qu´elle se tire ou quand je voyage, je me mets les disques de son père! (rires)... J´ai d´ailleurs envie de produire un disque de Mehldau jouant Gainsbourg. Je sais que le projet l´intéresse, d´autant plus qu´il a déjà fait des reprises sublimes des Beatles, de Nick Drake ou encore de Radiohead.


Les Inrockuptibles: Vos premiers souvenirs de concerts?
C.G: Mon père au Palace, ce devait être en 1980. Mais on ne va plus tellement en voir.
Y.A: Probablement des mecs comme Claude François, quand il tournait sous des chapiteaux sur la Côte d´Azur. Et les premiers "vrais" concerts, où on fume des joints... Peut-être Peter Gabriel. J´étais très fan de Genesis à une époque. Les concerts, c´était beaucoup d´excitation, comme les boums. Maintenant, j´ai arrêté la drogue, les concerts et les boums! (rires)...


Les Inrockuptibles: Qu´est-ce que vous écoutez en ce moment?
Y.A: Dylan, je n´ai jamais arrêté.
C.G: Le dernier de Madonna. Radiohead.
Y.A: Radiohead, on écoute tellement qu´ils occupent trois places dans le Top 5! John Mayall... C´est un peu les mêmes pour tous les deux. Je suis retombé sur un album des Pales Fountains. Ca doit dater, de l´époque , où avec deux copains, on s´enregistrait des compilations pour se faire découvrir des groupes. Aujourd´hui encore, je passe mon temps dans les magazins de disques, aux casques d´écoute. Charlotte me prend pour un dingue.


Les Inrockuptibles: Et vos disques d´île déserte?
C.G: Il y aurait les "Variations Goldberg" de Bach.
Y.A: Outre Dylan et Gainsbourg, je mettrais Springsteen, Tim Buckley... Mais là, je cite que des vieux!
C.G: Sinon, j´aime beaucoup Moby..
Y.A: Je m´en suis un peu lassé.
C.G: Et puis la musique des films, Goran Bregovic, "West Side Story". Quand je connais les films par cœur, je n´arrive plus à dissocier la musique des images qu´elles accompagnent. A l´inverse, quand je n´ai pas vu le film, je sens qu´il me manque quelque chose. Par exemple, j´ai acheté la BO d´"In the Mood for Love" et j´ai un peu de mal à accrocher. Je crois que j´ai besoin des images.


Les Inrockuptibles: Que fut la bande-son de votre rencontre?
C.G: L´album "Imagine" de John Lennon. On a dû faire 400 kilomètres de voiture avec ça dans l´autoradio.
Y.A: Elle avait trois merdes dans sa boîte à cassettes, plus John Lennon (rires)... Je me souviens, il y avait Carmina Burana, des sketches de Coluche... Sur un long trajet, seul Lennon était viable.


Les Inrockuptibles: Quand vous jouez au cinéma, vous écoutez de la musique pour vous mettre dans un certain état d´esprit?
Y.A: Ca m´arrivait au début, mais plus tellement aujourd´hui.
C.G: Moi, je me suis souvent créé un univers en écoutant de la musique de films sur les tournages. Sur "Jane Eyre", c´était "Le Parrain" et des vieilles BO de John Barry comme "Macadam Cowboy". Je ne dis pas que ça influençait mon jeu, mais je m´enfermais là-dedans. C´est le même rapport que j´ai avec la musique de mon père.
Y.A: Ah bon, tu écoutes ton père?
C.G: Quand je suis seule, ça m´arrive.
Y.A: Comme moi, quoi (rires)... En fait, j´ai toujours aimé pousser le volume à fond et écouter des disques tout seul, sans rien faire d´autre. Bouquiner et écouter en même temps par exemple, je ne peux pas. Ou alors mettre de la musique pour baiser..


Les Inrockuptibles: Quelle musique?
Y.A: Gainsbourg! (rires)... Enfin, maintenant, je ne peux plus.


Source : Les Inrockuptibles n°319
Janvier 2002
 

 

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