Avant de commencer en tant que Pianiste de Bar, Serge Gainsbourg s'essaya à la Peinture qui demeura un échec pour lui...
On peut se dire que si il avait eu le succès escompté dans cet art, il n'aurait certainement pas bifurqué dans la chanson.
Il suivi le parcours du novice d'abord par des lecons de dessin à l'académie Montmartre puis, à l'âge de 17 ans, fut élève d'André Lhote à l'Ecole nationale des beaux-arts. Il le préférait de loin à Fernand Léger :
Préférer Lhote à Léger, c'est se méfier du fort et choisir le joli.
A 28 ans, il persiste toujours passant du figuratif à l'abstrait.
Par les échos que nous avons de lui, on dit ce jour que Gainsbourg avait plus un véritable don du dessin : pour preuve le portrait à l'encre de chine croqué au vol de Jane ou encore celui d'Elisabeth - mais que la peinture, l'art et la manière de savoir mélanger les couleurs et de les disposer, n'était pas son plus grand atout...
A 30 ans, soit passé 13 ans d'essai et d'acharnement dans ce domaine, il finit par s'avouer "vaincu" ayant passé des années de bohême il rend donc son tablier et ses pinceaux.
De ses multiples tableaux, il ne garde rien, de rage et de colère ? rien ne reste aujourd'hui, il sacrifie toutes ses toiles et détruit ses chevalets...
Il restera toute sa vie cependant obnubilé par la peinture. Se rendant fréquemment au Louvre pour y admirer, subjugué, les oeuvres.
Deux de ses peintres favoris : FRANCIS BACON & GERICAULT (Le Radeau de la Méduse).
Ecrivain et Peintre admiré énormément par Gainsbourg :
PICABIA réalisa une oeuvre qu'il affectionnait particulièrement : "Jesus-Christ Rastaquouère".
Son gout pour l'art se retrouve dans l'agencement de son appartement particulier -rue de Verneuil où Serge entassait des objets plus étranges les uns que les autres, véritable capharnaum qui recèlait dans un esprit Warholien mais aussi Dalinien, un portrait de Bardot par exempleque n'aurait pas désavoué les virtuoses de la place du Tertre. 
Son séjour chez Salvador Dali l'influenca énormément (voir la rubrique "Interview Dessous chics")
De son gout pour l'étrange et de l'esthétique suréaliste, il était resté fidèle à des modèles en vogue du temps de sa jeunesse.
Il possédait une connaissance picturale ahurissante et bon nombre de ceux qui l'ont intimement connu savaient à quel point il était "passionnant-passionné" quant aux descriptions de tel ou tel tableau qu'il affectionnait...
Dans son interview imaginaire de sa propre mort (Bayon Rubrique Interview) datant de Novembre 1981 Gainsbourg déclarait à la question
Est ce que cela t'aurait plus de vivre et donc de mourir à une autre époque ? - Ouais, en 2028, j'aurais eu 100 ans. Non, en fait, j'aurais aimé vivre le mouvement DADA. je pense que j'aurais réussi en peinture et en poèsie dans le système dadaïste. C'était la dérision et le cynisme absolu !
Il prévoyait de retourner à ses premières amours (peinture) à la fin de sa vie...
Quelques toiles rescapées ...
Serge fit cadeau d'une de ses toiles à Juliette Gréco, la toile montre deux enfants : Jacqueline sa soeur et lui-même.
C'est une des rares toiles que l'on ait pu préserver de tous ses travaux. D'autres proches doivent en posséder certainement mais elles ne sont pas connues du public malheureusement...
Voici d'autres toiles rescapées ...



