Gainsbarre se bourre
Le Choc !
Les frasques de Gainsbarre furent nombreuses, outre le fameux "I fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker, Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impots devant les yeux agards du présentateur et des télélespectateurs de l'émission "7 sur 7".
Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...

Le geste fait grand bruit mais il "remet" ca en bûlant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on crit au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !
Le 14 Juillet il se pointe à la Garden Party de l'Elysée, accompagnée d'une garde composée de légionnaires d'Aubagne et de gendarmes en parfait uniforme. Il est sous les flashs des journalistes.
A "Apostrophes", il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart.
C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart.Gainsbourg le traite "gentillement" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie et lui démentèle son maigre fonctionnement de la poêsie avec ses quelques rimes volontairement faciles :
Du champ, une vamp, une flute.... une pute
A ses heures "perdues" Gainsbarre se commande des 102 (double Pastis 51).
Gainsbarre entretient son personnage et son mythe à la perfection et dûpe son public par son côté hilare
Eh ouais, c'est moi Gainsbarre, on me trouve au hasard des night clubs américains c'est bonnard !
Derrière la dûperie, il y a la solitude et la tristesse de Serge Gainsbourg, au lointain, le désarroi de Lucien -fils d'emmigré Juif. Le show bizz pour lui "roule", sa vie privée s'étiole de regrets et de nostalgie. Dans "Lunettes noires pour nuits blanches" -émission de Thierry Ardisson, il se livre à une auto-interview :
On est cernés par les cons. D'ailleurs toi le premier, Gainsbarre, et je t'emmerde !
N'est ce pas la société elle même qu'il emmerde : Gainsbarre métaphore de "son", de notre "star système" emplit de fantasmes inassouvis et enfouis ?