Projet Black Out
INTERVIEW P.MANOEUVRE - S.GAINSBOURG Je frappe à sa porte de chambre, qui s'ouvre. Et je suis nez à nez avec sa femme :  -" I'm sorry, Bob dort... ". J'entrevois un lit à baldaquin d'où s'échappent des ronflements. Le lendemain, déjeuner avec Mitchum. A jeun, grande forme. Et là, il me dit :
-" Remember yesterday ? Hé-hé-hé... Vous savez qui vous a ouvert la porte ? " Moi : -ben oui, c'est votre femme ! -" Hé hé hé, faites un flashback... Elle sortait en peignoir de la salle de bain, true ? " -Oui... -" Vous avez pas remarqué quand la porte s'est ouverte ? Elle était à six mètres. C'est pas elle qu'a ouvert, c'est moi ! J'étais derrière la porte prêt à casser la gueule au connard qui osait nous disturber ! Quand j'ai vu Gainsbourg, j'ai plongé dans le lit, je me suis mis à ronfler. " (rires)
|
|
Lire la suite...
|
|
Gainsbourg et la BD
Gainsbourg Bédéphile ?  L'homme à tête de chou se plaisait à évoquer la bande dessinée dans ses chansons. La faute à l'air du temps ou à une passion plus profonde pour le 9ème art ? De son propre aveu, les premières amours de Gainsbourg pour les " filles des bulles " remontent à l'enfance : Texte par Benoît Mouchart.
La bande dessinée m'est arrivée au cerveau d'un seul coup, il y a longtemps : j'ai eu les numéros 1 de Mickey et de Robinson. C'était en 1936-37 : je me souviens de Luc Bradefer dans Robinson. Dans Mickey, il y avait la tante dont on traduisait le nom par Madame Bellecour et puis l'oncle, qu'on appelait Monsieur Dusabot. Dans la grisaille de mon enfance, c'était un univers utopique en couleurs primaires. Pim Pam Poum, c'était extraordinaire !
confiait l'auteur de " La Javanaise " à Michèle Costa-Magna, en 1979, dans le numéro 23 du magazine.
Gainsbourg évoque d'ailleurs ces lectures de jeunesse (Tarzan, Jim la Jungle et Luc Bradefer) dans " King Kong ", une chanson écrite pour une revue de Zizi Jeanmaire, mise en scène par Roland Petit en 1972 au Casino de Paris. La nostalgie éprouvée par Gainsbourg pour ses héros d'enfance et pour les publications Opera Mundi ne s'étend pas tout de suite au neuvième art en général. Ainsi, le 16 juin 1963, il déclare à Denise Glaser, dans l'émission Discorama :
Je me soucie peu du tirage de Tintin, du tirage de Babar.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
|