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Les aphorismes
Le Chic !


"Une Lolita, c'est une fleur qui vient d'éclore et qui prend conscience de son parfum et de ses piquants."
"Juif : ce n'est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça."
"Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral".
"Le snobisme, c'est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet."
"J'ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison".
"La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés"
"Un homme démaquillé est ambigu, alors qu'une femme maquillée est confuse."
"Le succés et la gloire ne nous griserons jamais que les tempes".
"Être ou ne pas être. Question, réponse."
"Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit."
"Je ne sais pas ce qu'il faut faire, mais je sais ce qu'il ne faut pas faire."
"L'alcool conserve les fruits... la fumée la viande."
"Rendre l'âme, d'accord, mais à qui ?"
"les hommes font l'amour, les mères le miracle".
"la mort ne me blesse pas, elle m'égratigne. Elle et moi, nous croisons souvent : relation de trottoir..."
"C'est moi qui buvait (à propos de sa chienne Nana), c'est elle qui, d'avoir bu mes paroles, est morte d'une cirrhose."
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La Marseillaise
Le Chèque !


Sa reprise reggae de "La Marseillaise" est le détonnateur de son personnage provoc' "Gainsbarre" : il a décidé de monter au Starting Block et inquiet de "raser" son public Gainsbarre -pas rasé- s'efforce de récupérer une "clientèle" d'ados. Ce qu'il fait avec brio ! Il récupère donc les petit(e)s pisseux(ses) au détriment de sa perte de santé (il fume de plus en plus) et de celle de son entité réelle.
Il recoit des menaces le 4 Janvier 1979 car il prévoit de chanter l'hymne patriote à Strasbourg, qu'importe il le chante a capella poing levé devant un parterre de Bérets Rouges qui grincent des dents.
Le pari est lancé et gagné par avance. Il tire à boulet rouge dans le répertoire "léger inceste" "Lemon Incest", (Album "Love on the Beat")dans celui limite connotation "zoophilie" (voir interview de sa mort imaginaire) comme dans celui de l'homosexualité dans sa reprise de "Mon Légionnaire" et se suicide à la nicotine : voir son spectacle au Zenith Mars 1988

Il se délecte des articles sur lui même lors de son séjour à l'hopital en Avril 1989 (ablation d'une partie de son foie) comme en 1973 (premier accident cardiaque) : il demande à cette époque àFrance Soir de placer un bandeau sur l'évênement au dessus de la Une :

GAINSBOURG HOSPITALISE POUR CRISE CARDIAQUE !

Il flirte avec la mort. Passe ses journées (beaucoup) au Ritz Health Club accoudé au bar, deux paquets de Gitanes à la main et mallette Vuitton soigneusement vérouillée contenant cartes de crédit, chèques présignés et quarante à cinquante mille francs en liquide.

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Gainsbarre se bourre
Le Choc !


Les frasques de Gainsbarre furent nombreuses, outre le fameux "I fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker, Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impots devant les yeux agards du présentateur et des télélespectateurs de l'émission "7 sur 7".
Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...
Le geste fait grand bruit mais il "remet" ca en bûlant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on crit au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !


Le 14 Juillet il se pointe à la Garden Party de l'Elysée, accompagnée d'une garde composée de légionnaires d'Aubagne et de gendarmes en parfait uniforme. Il est sous les flashs des journalistes.
A "Apostrophes", il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart.
C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart.Gainsbourg le traite "gentillement" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie et lui démentèle son maigre fonctionnement de la poêsie avec ses quelques rimes volontairement faciles :

Du champ, une vamp, une flute.... une pute

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De Ginzburg à Gainsbarre


L'Homme en sursis

Serge GAINSBOURG de son vrai nom Lucien Ginzburg vint au monde le  2 Avril 1928 au petit jour à la maternité de l'Hopital de la Pitié.


Il est fils de Joseph et Olga Ginzburg -immigrants Juifs de la Russie- ayant fuit la Russie en 1917 devant la Révolution sanglante.
Joseph fut lui meme pianiste dans des bars nocturnes au commencement à Istanbul et par la suite à Paris. En 1927 née Jacqueline Ginzburg soeur aînée de la famille.
Le petit Lulu a cependant failli ne pas voir le jour car sa mère Olga après avoir perdu un fils de seize mois suite à une vilaine pneumonie se retrouva enceinte à nouveau (de Serge !) ne voulant en aucun prix conserver l'enfant. Sa mère devant les conditions hygièniques effroyables de l'avortement fit machine arrière et mit au monde Lucien et sa soeur jumelle Liliane. De cette réalité de la vie et par chance du revirement de décision de sa mère à son encontre concernant sa venu au monde Gainsbourg dira plus tard :


Je suis éternellement sursitaire... en sursis continuels, répétés accumulés...
Tout ce que je vis, je le vis en frôlant des issues inéluctables.


Il dit encore :


...Mon berceau était si près de mon cercueil que je n'ai point failli naitre.
Tout ce que je vis de grand -amours et peines- je le vis, en frôlant le dernier abîme.

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Gainsbourg cinéaste Underground, le ciné sur fond de toile picturale ...



Il ramassa quelques échecs "cuisants" dans ce dernier domaine.
Gainsbourg par son côté "provocateur" et présentant des concepts extrêmement déroutants pour son époque fut parfois violemment critiqué non seulement par le public mais surtout par l'élite du cinéma Francais  (...)

Avant gardiste dans "Je taime moi non plus", poète dans "Equateur", anticonformiste dans "Charlotte Forever", il n'en reste pas moins qu'il se retrouva affecté et malheureux devant l'incompréhension d'une certaine "intelligencia très parisienne". Si l'on sanctionne "Charlotte forever", que dire alors d'un film comme "Beau Père" signé Bertrand Blier, encensé par la Presse  et rappelant lui aussi ce thème cher à Gainsbourg : celui de la Lolita de Nabokov... Peut on ranger Gainsbourg dans la "provocation gratuite" ou dans les "empêcheurs de tourner en rond" ? Est-ce plus facile de condamner que de nuancer ou simplement de chercher à comprendre "le cinéma de Gainsbourg" ?

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