Elizabeth Levitzky
Une Relation basée sur la discrétion ...
Elizabeth fut à Gainsbourg ce qu'une "Gitane" fut à Gainsbarre... Une alliée fidèle et charnelle dans le temps. Il fallu la disparition de Serge en 91 pour découvrir la relation "vitriole" qu'ils entretenurent ensemble durant toute leur vie. Quand Gainsbarre rentra dans le show biz, Gainsbourg conserva cette toile secrète, cette retrouvaille régulière avec celle qui fut la première femme de sa vie.
L'image publique qu'il travaillait sans cesse n'avait pas de place pour laisser paraître toute relation amoureuse anachronique avec une de celle qui le comprit le mieux certainement et qui lui servait de soupape de sécurité tant pour sa vie privée que publique. Elisabeth Levitzky vécut dans l'ombre de Gainsbourg, par son physique n'ayant de commune mesure avec ce qu'appelait Serge une "Lolita". Etant tout son contraire, elle ne pouvait paraitre aux premières loges des médias diffusés sur Serge Gainsbourg. Ce dernier pris un soin extraordinaire et certainement épuisant à cacher cette relation qui risquait à tout moment d'exploser au grand jour.
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Je penche pour les corps et fleurs artificiels L'impression polychrome et la visee reflex Par laquelle parfois l'on entrevoit des sexes Virer du singulier au feminin pluriel... J'ai toujours cru bon de passer a l'essentiel Appreciant surtout le grand angle et la surex C'est vrai je dirais meme qu'il m'est arrive presque En tirant mes ektas de ces extases telles Qu'en visionnant mes petites aborigenes Shirley T.Lolita madonne et autres naines Je me suis pris a regretter de n'etre pas Le prince Vibescu des onze mille verges Ou le Gilles de rais de Huysmans J.K Deflorant les pygmees au coeur des forets vierges... Extrait Poème parution Libé / Serge Gainsbourg
Education Sentimentale : L'Ame Slave
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Projet Black Out
INTERVIEW P.MANOEUVRE - S.GAINSBOURG Je frappe à sa porte de chambre, qui s'ouvre. Et je suis nez à nez avec sa femme :  -" I'm sorry, Bob dort... ". J'entrevois un lit à baldaquin d'où s'échappent des ronflements. Le lendemain, déjeuner avec Mitchum. A jeun, grande forme. Et là, il me dit :
-" Remember yesterday ? Hé-hé-hé... Vous savez qui vous a ouvert la porte ? " Moi : -ben oui, c'est votre femme ! -" Hé hé hé, faites un flashback... Elle sortait en peignoir de la salle de bain, true ? " -Oui... -" Vous avez pas remarqué quand la porte s'est ouverte ? Elle était à six mètres. C'est pas elle qu'a ouvert, c'est moi ! J'étais derrière la porte prêt à casser la gueule au connard qui osait nous disturber ! Quand j'ai vu Gainsbourg, j'ai plongé dans le lit, je me suis mis à ronfler. " (rires)
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Gainsbourg et la BD
Gainsbourg Bédéphile ?  L'homme à tête de chou se plaisait à évoquer la bande dessinée dans ses chansons. La faute à l'air du temps ou à une passion plus profonde pour le 9ème art ? De son propre aveu, les premières amours de Gainsbourg pour les " filles des bulles " remontent à l'enfance : Texte par Benoît Mouchart.
La bande dessinée m'est arrivée au cerveau d'un seul coup, il y a longtemps : j'ai eu les numéros 1 de Mickey et de Robinson. C'était en 1936-37 : je me souviens de Luc Bradefer dans Robinson. Dans Mickey, il y avait la tante dont on traduisait le nom par Madame Bellecour et puis l'oncle, qu'on appelait Monsieur Dusabot. Dans la grisaille de mon enfance, c'était un univers utopique en couleurs primaires. Pim Pam Poum, c'était extraordinaire !
confiait l'auteur de " La Javanaise " à Michèle Costa-Magna, en 1979, dans le numéro 23 du magazine.
Gainsbourg évoque d'ailleurs ces lectures de jeunesse (Tarzan, Jim la Jungle et Luc Bradefer) dans " King Kong ", une chanson écrite pour une revue de Zizi Jeanmaire, mise en scène par Roland Petit en 1972 au Casino de Paris. La nostalgie éprouvée par Gainsbourg pour ses héros d'enfance et pour les publications Opera Mundi ne s'étend pas tout de suite au neuvième art en général. Ainsi, le 16 juin 1963, il déclare à Denise Glaser, dans l'émission Discorama :
Je me soucie peu du tirage de Tintin, du tirage de Babar.
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La Peinture, "Art Majeur..."
L'Echec cuisant
Avant de commencer en tant que Pianiste de Bar, Serge Gainsbourg s'essaya à la Peinture qui demeura un échec pour lui... On peut se dire que si il avait eu le succès escompté dans cet art, il n'aurait certainement pas bifurqué dans la chanson. Il suivi le parcours du novice d'abord par des lecons de dessin à l'académie Montmartre puis, à l'âge de 17 ans, fut élève d'André Lhote à l'Ecole nationale des beaux-arts. Il le préférait de loin à Fernand Léger :
Préférer Lhote à Léger, c'est se méfier du fort et choisir le joli.
A 28 ans, il persiste toujours passant du figuratif à l'abstrait. Par les échos que nous avons de lui, on dit ce jour que Gainsbourg avait plus un véritable don du dessin : pour preuve le portrait à l'encre de chine croqué au vol de Jane ou encore celui d'Elisabeth - mais que la peinture, l'art et la manière de savoir mélanger les couleurs et de les disposer, n'était pas son plus grand atout... A 30 ans, soit passé 13 ans d'essai et d'acharnement dans ce domaine, il finit par s'avouer "vaincu" ayant passé des années de bohême il rend donc son tablier et ses pinceaux.
De ses multiples tableaux, il ne garde rien, de rage et de colère ? rien ne reste aujourd'hui, il sacrifie toutes ses toiles et détruit ses chevalets... Il restera toute sa vie cependant obnubilé par la peinture. Se rendant fréquemment au Louvre pour y admirer, subjugué, les oeuvres. Deux de ses peintres favoris : FRANCIS BACON & GERICAULT (Le Radeau de la Méduse).
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